Santé, Sida, MST, IST, Vaccin contre le Tuberculose, Education Familiale, Cancer du sein, CMU, Dépistage anonyme et gratuit, Planning Familial - Hauts-de-Seine
Vendredi 09 janvier 2009

92 - Conseil général des Hauts-de-Seine

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PRÉVENTION ET DÉPISTAGE
(CP : DR)

Le nouveau plan triennal


Lutte contre les MST, sida et hépatites : orientations, domaines d'action, tissu associatif partenaire.

Un plan de lutte et de prévention
Les orientations en matière de santé publique
Objectifs
Évaluation et intégration dans les politiques locales
Les associations financées par le conseil général

Un plan de lutte et de prévention


Le conseil général a mis en place, en partenariat avec la DDASS des Hauts-de-Seine, un plan triennal de "lutte contre le sida, les hépatites, et de prévention des conduites à risque dans les Hauts-de-Seine".
Ce plan a un double but :
- aller au-devant des populations vulnérables par des actions de proximité,
- favoriser l’information des citoyens.
L’objectif est donc  :
- d’une part d'assumer un rôle de prévention des conduites addictives, d’information et de formation,
- d’autre part d’apporter un soutien aux malades et à leurs familles.

Le 4e plan triennal a été adopté le 23 octobre 2003. Il a permis, à hauteur de 1,4 million d’euros (pour l’année 2006), le financement d'actions engagées dans les domaines suivants :

- la prévention du sida, des hépatites, de l’alcoolisme, du tabagisme et de la toxicomanie,
- la sensibilisation au dépistage du VIH et des hépatites,
- le maintien à domicile des malades atteints par le VIH, leur insertion sociale et professionnelle et l’hébergement.

Voté le 22 décembre 2006, le nouveau plan triennal 2007-2009 de lutte contre le sida prévoit un budget similaire pour l'année 2007.
Une convention entre l'État et le département a été approuvée le même jour pour la mise en œuvre de ce plan dans les domaines suivants :
- la prévention : 55 % des financements,
- l'insertion sociale, professionnelle et l'accompagnement des malades : 12 % des financements,
- le maintien à domicile et l'hébergement : 19 % des financements,
- le soutien au réseau Ville-Hôpital : 2 % des financements.

Les orientations en matière de santé publique


Le nouveau plan triennal de lutte contre le sida s'inscrit dans la lignée des orientations nationales et régionales en matière de santé publique.
Les différentes orientations de ce plan, voté le 22 décembre 2006, sont en effet en cohérence avec le plan régional de santé publique d'Île-de-France (PRSP) et le plan de la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les toxicomanies (MILDT).

L'adhésion du département des Hauts-de-Seine au groupement régional de santé publique d'Île-de-France (GRSP) a été votée également en décembre 2006.
Il vient renforcer l'adhésion du conseil général au PRSP dans la mesure où le GRSP a pour principale mission de le mettre en œuvre.
 
 > Le PRSP 2006-2010 a défini cinq axes prioritaires. Les actions de lutte contre le VIH s'inscrivent dans deux axes particulièrement :
- l'accompagnement des phases de fragilisation au cours du parcours de vie ou à la suite d'événements de santé fragilisants, avec une priorité donnée aux jeunes en difficulté,
- la promotion de comportements favorables à la santé.

  > Le plan MILDT 2004-2008 a orienté les actions en matière d'addiction selon trois volets : prévention, soins et prise en charge, répression.

Objectifs


Le plan triennal de lutte contre le sida a essentiellement vocation à encourager et financer des actions dans différents domaines :

La prévention

Des actions de sensibilisation contre les différentes conduites à risque sont menées auprès de tous publics, notamment auprès de publics prioritaires :
- les migrants, et particulièrement les femmes d'origine d'Afrique subsaharienne,
- des hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes,
- des détenus,
- des usagers de drogues,
- des jeunes en difficulté, et particulièrement dans le milieu extrascolaire et auprès des jeunes porteurs de handicap,
- du grand public, pour information.

Ces actions revêtent différentes formes :
- des séances d'information,
- des consultations alcool, tabac, cannabis,
- la mise à disposition de matériel de prévention,
- le renforcement de la formation des professionnels par les réseaux Ville-Hôpital,
- des actions dans le cadre de journées événementielles, spécialement dans le cadre de la Journée nationale de lutte contre le sida où les communes et associations sont fortement mobilisées,
>>   lire l'article sur la journée du 1er décembre 2007
- l'élaboration d'un schéma départemental de réduction des risques.

Le soutien aux malades et à leur famille

Il s’effectue de différentes façons :

> À travers le maintien à domicile et l'hébergement des malades du sida et personnes séropositives VIH et/ou VHC
- Le maintien à domicile et le soutien, pour les patients atteints du VIH, grâce à l'intervention d'une auxiliaire de vie dont la rémunération est partiellement prise en charge par le département.
- L'hébergement d'urgence effectué par des associations, et l'accueil dans des appartements relais, dans lesquels les personnes peuvent bénéficier pendant un temps d'un soutien médical, psychologique et social.

> À travers l'accompagnement des personnes séropositives, des malades du sida, des malades alcooliques et de leur famille
- Un accompagnement social, des aides financières notamment en urgence.
- Un soutien psychologique des personnes atteintes du VIH, au domicile et en milieu hospitalier, par des consultations individuelles ou familiales, des groupes de parole et des ateliers d'arthérapie.
- Une insertion sociale et professionnelle.
- Un accompagnement des femmes enceintes à l’annonce d’une sérologie positive, et des enfants séropositifs.
- Une sensibilisation aux risques de contamination secondaire.
- Un soutien pour les enfants de parents alcooliques par la mise en place de groupes de parole.

Évaluation et intégration dans les politiques locales


Une démarche d'évaluation
Elle sera conduite
en commun avec les associations, le département et les services de la DDASS.
Une synthèse annuelle sera effectuée.

Une intégration dans les politiques locales
> Les actions menées devront cibler plus particulièrement les secteurs géographiques prioritaires
en s'appuyant sur les partenaires locaux.
> Le plan triennal doit prendre sa place dans les politiques de santé publique menées au niveau local, notamment celles qui s'inscrivent dans le cadre des contrats urbains de cohésion sociale (CUCS) dont la santé est l'un des volets.

Les associations financées par le conseil général


Dans le cadre du plan triennal, 24 associations ou organismes sont financés en 2008 par le conseil général, dont certaines en cofinancement avec la DDASS :

- AD2P Nanterre
- AIDES 92
- Aides à domicile VIH
- Altair
- ANPAA Nanterre
- ARAPEJ 92
- CDMR
- Cide Chimène
- Le CMS de Fontenay-aux-Roses
- Dessine-moi un mouton
- ELCS Paris
- Fassad 92
- Initiatives
- ID JBUS
- Liberté
- Migration santé
- Réseau Val de Seine
- Réseau Ares
- Réseau Ressources
- Réseau Ville-Hôpital hépatite C Beaujon
- Safe
- Sequanaciat
- Sida paroles
- Solidarité sida (Solidays)

[ En savoir plus ]


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