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Bébé secoué : attention danger !
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Secouer un bébé peut entraîner des conséquences neurologiques irrémédiables et le décès dans 10 % des cas. Explications.
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Irrités par leurs pleurs, certains adultes secouent l'enfant pour le faire taire. Ce geste d'énervement est loin d'être anodin. À l'hôpital Necker-Enfants malades de Paris, 400 nourrissons ont été victimes du syndrome du bébé secoué en 4 ans.
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Durant la première année de vie d'un bébé, son cerveau est fragile. Sa tête est lourde et les muscles de son cou sont trop faibles pour la soutenir correctement.
Si le bébé est secoué, sa tête se balance d'avant en arrière. Son cerveau va alors s'écraser contre la boîte crânienne. Les vaisseaux sanguins autour du cerveau se déchirent, saignent et entraînent des lésions cérébrales.
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Secouer peut tuer !
Dans les jours ou les semaines qui suivent un épisode de secousses violentes :
• 10 % des bébés meurent,
• 50 % subissent un handicap à vie tel que la tétraplégie, cécité, hémiplégie, épilepsie...
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Deux principes à suivre et à communiquer aux personnes qui s’occupent de votre enfant :
- il est extrêmement dangereux de secouer un enfant pour le faire taire : une seule fois suffit pour mettre sa vie en danger,
- il faut éviter les jeux à risques mal contrôlés tels que "lancer l'enfant en l'air"...
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Vous ne supportez plus ses pleurs ?
Voici quelques règles simples et efficaces pour apaiser votre bébé et éviter le syndrome du bébé secoué.
> Trouvez d’abord la cause de ses pleurs :
- il a faim,
- il a sommeil,
- sa couche est sale,
- il a chaud ou froid,
- il y a trop de bruit,
- il y a trop de monde,
- il veut un câlin.
> Essayez de calmer votre enfant :
- prenez-le dans vos bras, bercez-le doucement,
- parlez-lui, chantez ou mettez-lui de la musique,
- donnez un biberon d'eau ou une tétine,
- frottez doucement son ventre,
- emmenez-le en promenade, à pied, en poussette ou en voiture...
> S’il continue de pleurer… :
- placez-le sur le dos,
- éteignez la lumière et quittez sa chambre, laissez-le au calme un moment.
Si vraiment vous êtes à bout…
N’hésitez pas à demander de l’aide et à passer le relais à un tiers. Appelez votre conjoint, un(e) ami(e), la famille, un voisin, votre pédiatre, la puéricultrice de votre PMI…
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